Halima, nourrice du Prophète, porteur de bonheur et de richesse.
Les gens de La Mecque avaient l’habitude d’envoyer leurs enfants pour un séjour prolongé auprès des tribus bédouines, en plein désert, loin de la ville, des bruits, de son stress et de sa pollution. La Mecque était le carrefour économique de toute l’Arabie.
es enfants apprenaient à mieux parler la langue arabe, les bédouins sont connus pour leur éloquence mais aussi les bonnes valeurs. Ils profitaient aussi de la pureté de l’air.
Certaines tribus étaient connues phaque année, ils venaient à La Mecque à la recherche des enfants, de préférence issus des familles riches. Amina, était certes noble mais veuve et sans richesse. Personne ne voulait garder son enfant, sauf une seule nourrice du nom de Halima, venue tardivement n’avait pas le choix. Cette nourrice pauvre avait un âne qui marchait lentement, une chamelle “à sec” et un enfant qui pleurait de faim parce qu’elle n’avait plus assez de lait pour le nourrir. Son village désertique était soumis depuis un an à la sécheresse. Sans herbe, un pâturage, une vie de misère, en somme qui attendait l’enfant Muhamed. Pour ne pas retourner sans enfant à allaiter, Halima a pris l’orphelin Muhamed, mais dès qu’elle a serré l’enfant contre elle, ses seins, qui étaient vides, se gonflèrent de lait. Sa vieille chamelle à son tour commence à donner du lait en abondance et son âne qui marchait lentement filait à présent comme une fusée ; “Par Dieu, disait le mari de Halima qui l’accompagnait, c’est un enfant béni” .